Rapport d'usage Copilot : actif ne veut pas dire utilisé

Dans un cabinet de conseil d'une quarantaine de personnes, 33 titulaires sur 39 s'étaient servis de leur assistant d'IA dans le mois. Un rapport d'éditeur aurait affiché 85 % d'activation. Les journaux d'usage laissaient pourtant 12 sièges à arbitrer, et les trois plus gros utilisateurs consommaient, au tarif de l'API, entre 12 et 25 fois le prix de leur siège. Le rapport d'usage de Copilot compte de la même façon : un salarié qui a fait résumer un seul fil de mails dans le mois y est aussi actif que celui qui s'en sert toute la journée.

L'essentiel: Une licence d'IA passe par trois paliers. Attribuée, elle est payée. Active, elle a servi au moins une fois sur la période, et c'est ce palier que compte le rapport de l'éditeur. Utilisée, elle vaut son prix, en abonnement comme au token : on sait dans quel contexte elle sert, pour quel cas d'usage, et ce qu'elle produit. Le rapport Copilot aide déjà à repérer où regarder.

Que vérifier dès aujourd'hui dans le rapport d'usage Copilot ?

Microsoft fournit de quoi faire trois lectures sans outil de plus.

1. Comparez le taux d'utilisateurs actifs sur 7 jours et sur 90 jours. Sur 90 jours, une personne qui a essayé Copilot la première semaine puis arrêté compte encore. L'écart entre les deux taux donne une première mesure du décrochage. 2. Si vous avez accès au tableau de bord Copilot de Viva Insights, regardez la part des « Novice », qui ont fait au moins une action en douze semaines sans régularité, et des « Other », où se rangent aussi les licences jamais ouvertes : deux groupes dont l'usage reste à démontrer. 3. Croisez la liste des titulaires avec celle de vos autres outils d'IA. Nous voyons souvent le même besoin, résumer un compte rendu de réunion, traité à la fois dans Copilot, dans ChatGPT Entreprise et dans l'outil maison, et payé trois fois.

Ces lectures désignent les licences à examiner. Ce que rapportent les autres se lit dans l'usage lui-même.

Attribuée, active, utilisée : quelle différence ?

| Palier | Ce que ça veut dire | Où ça se lit | | --- | --- | --- | | Attribuée | la licence est payée | le contrat, la console d'administration | | Active | elle a servi au moins une fois sur la période | le rapport d'usage de l'éditeur | | Utilisée | ce qu'elle produit dépasse ce qu'elle coûte | les journaux d'usage, lus avec les équipes |

Et quand l'outil est payé au token ?

Sur les outils payés à la consommation, les assistants de code en tête, le nombre de sièges ne dit plus rien du coût, et une licence utilisée devient une consommation qui vaut ce qu'elle a coûté. Dans les parcs que nous analysons, 5 % des développeurs consomment la moitié des crédits, et le coût réel d'un même outil varie d'une personne à l'autre dans un rapport de un à plusieurs dizaines.

Le même calcul tranche entre forfait et paiement à l'usage. Pour un gros utilisateur, le forfait revient souvent bien moins cher que le même volume payé au token ; pour un utilisateur occasionnel, c'est l'inverse. Notre page sur la licence Copilot détaille la mécanique de coût propre à Microsoft.

Comment Microsoft compte-t-il un utilisateur actif de Copilot ?